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There and back again - A hobbit's tale

Lukla, Nepal


Voici chers amis un "court" résumé du journal que j'ai tenu chaque jour lors de notre expédition vers le camp de base de l'Everest. 

En route vers le Camp de Base de l'Everest

Jour 1, 1er Octobre 2011
Après une semaine de préparations (achats de biens divers pour l'aventure, billets d'avions, etc.) nous voici prêt pour le grand départ. De l'aéroport de Kathmandu, nous nous sommes envolés vers 9h20 am, vers Lukla, à 40 minutes de vol. Il s'agit de l'un des vols les plus dangereux au monde, et pour cause: météo changeante, avions minuscules et âgés, paysages montagnards et piste d'atterrissage de 496m. Ce serait vous mentir que de dire que je n'ai pas cramponné mon siège a quelques reprises. ( ai-je dis siege? Il s'agit plutôt de sièges de patios..) 
Étape un complétée: survivre à l'avion !
Nous avons entrepris la marche dès l'avion posée.  Les sentiers sont magnifiques, la forêt est luxuriante, les rivières tracent leurs chemins dès montagnes et au fo d des vallées, les sherpas transportent des charges incroyables, les yaks nous dépassent sans faire attention à notre présence... Nous sommes quatre. Nous sommes quatre gens heureux.
Tout est beau: locaux, paysages, moulins à prières, rochers de prières, nous, la vie quoi!
Ouchhh. Ça frotte dans mes espadrilles :( on s'arrête pour voir: jour 1 talons sur la chair... Diachylons + 2 paires de bas, on poursuit.
On marche depuis 2 heures maintenant. C'est l'heure de manger et de tester notre cuiseur-solaire (parapluie, recouvert d'une couverture d'urgence contre le froid). Au menu, nouille et épices régionales.  Après seulement 30 minutes de cuisson et 24 explications du fonctionnement de notre système aux randonneurs curieux, nous avons dégusté, avec fierté disons le, nos nouilles.
C'est l'heure de reprendre la marche, encore 2 heures de marche devant nous avant d'atteindre Pakding (2610m.) Une fois sur place, nous avons souper et sommes allés nous coucher à 19h.

Jour 2
Nous avons repris la marche ce matin à 9h30 après un bon douze heures de sommeil. Je constate rapidement que les bobos de la veille ne sont toujours là: ils s'accumuleront inévitablement de jour en jour... Nous marchons à bon rythme. La fatigue s'installe sournoisement, mais les paysages qui nous sont donnés à admirer compensent amplement. On a envie d'avancer encore pour découvrir la suite du paysage. Moi qui n'est pas très trekking, ici, avec les copains, j'apprécie chaque seconde de la marche. On traverse des ruisseaux, marche le long de la rivière cristalline, on la traverse sur de long ponts suspendus. On fait souvent de courtes pauses, très réparatrices. Les 3 dernières de marche ont été extrêmement difficiles. Fatigués de la marche déjà accomplie, il nous faut maintenant monter dans la montagne pendant 3h de temps.  Nous avons monté sur 600 mètres de dénivelé. À partir d'un certain moment, nous avons cessé de faire des pauses car de toute façon plus rien ne nous permettait de reprendre des forces. J'ai dû me réfugier dans ma tête pour oublier la douleur et l'absence de force dans mes jambes. Je chantais, je pensais à vous, je détournais mon esprit de l'idée d'abandon.
Après 5 heures de marche, nous avons atteints Namche Bazaar (3440m.) Nous sommes au même niveau que les nuages, dans ce village perché dans les montagnes. Le village, vu de haut, ressemble à un amphithéâtre perché au sein des montagnes. On aperçoit ici plein de chutes qui coulent du sommet de montagnes,  mais dont on ne peut voir la source. Elles semblent descendre directement des nuages.. Nous passerons ici 2 jours afin de permettre au corps de s'acclimater au manque d'oxygène (64%) et au manque de pression (cause l'accumulation de fluides dans le cerveau et les poumons) et pour se remettre de nos petits bobos.

Jour 3
Aujourd'hui nous avons fait une excursion sur une montagne d'où, par temps clair, on peut voir des montagnes au sommet enneigé. Une fois au sommet, le ciel s'est rapidement couvert, nous empêchant de voir les blanches montagnes. Les Himalayas sont pudiques est tardent à se dévoiler aux 4 jeunes hommes que nous sommes: qu'a cela ne tienne, on aime bien le mystère et le défi  ;)
On retourne à la chambre bredouille.
Dans l'auberge où nous logeons, nous rencontrons deux américaines, avocates, début trentaine, adeptes de yoga: on se trouvent une chambre vide et faisons une séance de yoga d'une heure. Je n'avais jamais fait de yoga avant. Mais le fait d'avoir une paires de fesse début trentaine, avocates, adeptes de yoga, pendant une heure a deux pouces du visage m'a convaincu: j'aime le yoga.

Jour 4
En altitude, le sommeil est difficile: on se réveille souvent ou on ne s'endort pas du tout. Ça fait trois jours que je dors peu ou pas. Nous avons enfin aperçu pour quelques minutes les montagnes blanches, avant que les pudiques nuages ne reviennent cacher les belles. 
La marche de se matin était magnifique et facile (plat et descentes). Nous avons rapidement atteint Phunki Tenga (3250m) où nous avions prévu y passer la nuit. Une fois sur place, il était encore tôt et les autres étaient encore en forme (moi mes ampoules me faisaient souffrir). Après un bon thé, nous avons décidé de poursuivre un 2 heures supplémentaire afin d'atteindre, 600 mètres plus haut Tengboche (3860m.) La montée aura été étonnement agréable! Nous avons parler sans arrêt de roadtrip à travers les Ameriques que nous aimerions faire un jour. Dans le temps de le dire, nous avons atteint notre destination, après 7 heures de marche depuis le matin. À partir de maintenant, nous devrons être prudent avec l'altitude: il faut éviter de monter de plus de 400 mètres par jour afin de ne pas être affecté par le mal de l'altitude, mal qui peut causer la mort s'il n'est pas adéquatement pris en charge. Nous ne comptons plus nos distances en kilomètres maintenant, mais plutôt en mètres (altitude).

Jour 5
Avec l'altitude et la baisse de pression, les gaz prennent de l'expansion.... Pour ceux qui n'ont pas compris ce que ça implique, je tenterai d'être plus clair: on pette en tabarouette! Interdiction de craquer une allumette dans la chambre, la déflagration raserait l'ensemble du village et la végétation environnante. Et malgré les 7853 pets lâchés depuis le début de l'expédition, on rit encore autant à chaque flatulence. On se respecte et se félicite :p (note de l'auteur: je n'ai pas gagné en maturité durant l'expédition ) Hier soir, lors de notre rituel sacré de purification de la chambre par l'odeur, nous avons entendu des rires provenant de la chambre d'à coté (murs en cartons) C'était 3 filles (à marier, puisqu'elles rient à l'audition de pets) avec qui nous avons discuté longuement à travers le mur. 
Ce matin, je me suis levé enrhumé: les nuits sont froides.
Nous avons pris la route vers 8h30 ce matin. Le paysage est magnifique. Nous passons tantôt dans une épaisse forêt ressemblant à nos forêts du Québec à l'automne, tantôt dans des plaines sans végétation, rappelant ce que doit être la toundra. Nous avons traversé aujourd'hui la ligne des arbres: Le paysage sera désormais arctique.
Je ne me suis encore jamais senti autant en forme. Mes hanches me font mal, mais mes jambes sont en pleine forme. Il est plus facile de passer par dessus la douleur que l'absence de force. Nous avons atteint Dingboche (4360m.) vers 13h30, mais avons décidé de poursuivre afin d'atteindre le prochain village, plus bas,  car nous avons fait une grande ascension aujourd'hui et préférons dormir plus bas. Nous avons donc poussé jusqu'à Periché (4280m.) Nous avons monté de 400 mètres aujourd'hui, en plus de passer le cap critique des 4000m. Il ne reste que 57% d'oxygène ici. Nous ressentons tous un peu les effets du mal de l'altitude : maux de tête, tête qui tourne, etc. Le mal de l'altitude me tracasse beaucoup: c'est un mal invisible qui peut gâcher l'expédition ... et plus encore (coma, mort) Demain sera une autre journée d'acclimatation : espérons que le sommeil sera présent et réparateur.

Jour 6
La nuit dernière a été terrible. Je n'ai pas trouvé sommeil, j'ai fait de la fièvre et j'avais l'impression de ma tête allait exploser. Ce matin j'étais dans un état terrible, j'ai la chienne. Nous avons assisté à une séance d'info sur le mal de l'altitude, offerte par l'équipe de secours en montagne. Il semble que je présente plusieurs symptômes du mal de l'altitude: fatigue, maux de tête, fièvre, étourdissements, difficultés à dormir. Je verrais demain comment je me sens et nous prendrons une décision en conséquence (poursuivre si tout va bien ou descendre si ça ne s'améliore pas)

Jour 7
Enfin une bonne nuit de sommeil! Je me suis levé en pleine forme, sans malaise. Nous poursuivrons donc la route aujourd'hui. Nous ne montrons qu'au prochain village qui se trouve à seulement 2 heures de marche.  Pour comprendre comment s'est de marcher à cette altitude, faites l'expérience suivante: aller courir jusqu'à ce que vous soyez ben ben essoufflés, puis ensuite mettez un sac à dos de 15 kilos sur votre dos, puis ensuite monter une montagne pendant des heures. Voilà comment c'est ici, dès les premiers pas.  Je commence à douter de ma capacité à revenir du camp de Base en empruntant la longue boucle de Gokyo (8jours supplémentaires en altitude)

Jour 8
Quel luxe! Une deuxième nuit de sommeil!
Ce matin le sol était couvert de gelé; c'est superbe! Je suis excité comme lors de notre première neige de l'année! Nous avons entrepris la marche ce matin à 8h. La route commence par une énorme montée abrupte, dont  le sommet est remplie de "mémoriaux" de pierres en l'honneur des grimpeurs et sherpas morts lors de leur périple vers l'Everest. Même si on l'escalade depuis des années, cette montagne ne demeure pas moins meurtrière.  Notre destination était le village de Lebuche 5000m) Ici le moindre effort fait battre mon cœur à tout rompre. Je suis essoufflé juste a pisser! Et croyez moi, ici, on pisse. 3 à 4 fois par nuit, il faut quitter la chaleur du sac de couchage et aller au toilette ou dehors. C'est un réflexe du corps afin de lutter contre les que d'oxygène ( lien avec l'acidité du sang)

Le froid et le mal de l'altitude qui plane toujours au dessus de nous affecte mon moral. On mange emmitouflé dans nos sacs de couchage, on a toujours froid, on est jamais totalement bien.

 Jour 9
Ça y est! Nous avons atteint le camp de base de l'Everest (5380m, 50% de l'oxygène que vous respirez). Beaucoup plus vite que prévu! En fait 2 jours plus tôt que prévu. Après un autre nuit froide sans sommeil, nous avons pris la route le matin à 8h sous les chauds rayons du soleil. Le chemin n'est plus que roches, rochers et sables. Plus vraiment de végétation, sauf nos fidèles petites fleurs bleues. Je ne souffre plus du mal de l'altitude depuis quelques jours, ce qui me permet d'apprécier pleinement chaque instant. On ne peut pas en dire autant des copains, qui pour eux le mal frappe depuis 2 jours.  Un point nous uni tous par contre: la montagne nous tue doucement, jour après jour. On tousse à s'époumoner, comme des fumeurs depuis 90 ans. On crache des mottons solides vert-fluo. James a probablement de l'eau dans les poumons, l'empêchant de respirer à fond. On prend alors notre temps afin de ne pas aggraver son état. 
Nous avons atteint Gorak Shep (5140m) en moins de 2 heures. Sitôt les sacs posés dans l'auberge, nous sommes partis en direction du camp de base de l'Everest, à 2 heures de marche du village.  Arrivé sur place, c'est l'extase! Rien à voir la bas! Mais comme Saint-Exupéry a dis "on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux" Ce qui est magnifique au camp de base, c'est le sentiment de fierté qui nous envahie et qui émane de chaque personne qui s'y trouve. Vous savez quoi? On ne voit même pas l'Everest lorsqu'on se trouve au camp de base! Ya que de la roche, des montagnes autours et quelques tentes! Mais n'empêche, c'est le plus bel endroit où j'ai posé les pieds.. Alors en entendant qu'on invente les appareils photos qui capte l'émotion ressentie sur pellicule, vous n'avez d'autres choix, que d'y aller vous même!

Nous avons marché pendant 7 heures aujourd'hui, avec la moitié de l'oxygène normale: pas étonnant que nous soyez démoli ce soir.  À partir de demain, on descend!

Jour 10
Hier soir je me suis levé 2 fois pour aller pisser dehors. Il faisait un froid sibérien ... Ou Himalayien !! La lune était tellement brillante, que j'avais mal au yeux de la regarder directement. On doit en être proche :)
Toujours pas bien dormi.
Ce matin, nous nous sommes levés tôt pour aller grimper le KalaPatthar (5550m.), montagne d'où on voit l'Everest. Il fait si froid que même dans ma doudoune de duvet (vrai faux manteau North Face) et en marchant, on arrive pas à se réchauffer. À mi-chemin, nous avons demandé combien de temps il restait avant le sommet ( première fois que nous posions la question... Preuve que nous sommes épuisés) -Encore une heure
Ouch. L'effort est douloureux. Les poumons brulent. Les muscles supplient pour de l'oxygène. Le cœur s'affole. On tousse. 
Les copains avancent l'idée d'abandonner. - its just another fucking rock...
Ce n'est pas vrai que je vais abandonner alors que je réalise le plus gros défi de ma vie! Ce n'est pas vrai que je vais revenir au pays avec cette belle expérience d'abandon! - faites comme vous voulez les copains, moi je monte.
J'ai donc continué la monté seul. Moi, ma fatigue et mon désir d'accomplir ce défi gigantesque. C'est l'effort physique le plus difficile que j'ai fait dans ma vie. Je me sentais observé par l'Everest derrière moi. Une fucking roche peut-être, mais c'est la fucking plus haute roche que la nature n'ai jamais créée. Et j'ai la chance de la voir. Non, j'ai le mérite de la voir. Je sentais cette douleur physique purificatrice... Elle lavait les malheurs que j'ai causés aux gens que j'aime au travers des années. Je pensais aux malheurs dont j'étais la cause et je me les pardonnais en échange de ma souffrance physique. Et je me disais qu'une fois au sommet, la vue qui s'offrirait à moi serait une récompense pour le bonheur transmit au gens dont je suis la cause.
Après 500m de montée, accomplie en 2 heures, je me trouvait maintenant au sommet du monde! Bien que 3000 mètres plus bas que le sommet de l'Everest, après avoir accomplie tous ces kilomètres, après gelé autant, souffert autant, on se permet de croire qu'on est plus haut que tout.
Les drapeaux de prières colorés dansent dans le vent, le soleil est chaud, sur 360 degrés autour de moi s'élèvent de splendides montagnes blanches, dans les vallées ss trouvent des lacs d'eau turquoise, et là, devant moi, tellement loin, mais ne sera jamais aussi proche, se dresse, fière, majestueuse, meurtrière, orgueilleuse; elle, la plus haute montagne sur Terre, l'Everest. 8850 mètres, sans talons. C'est la veuve noire des montagnes: ceux qui tente de la monter en paie souvent de leur vie. 
J'essaie d'imprimer ce que je vois dans ma tête afin de m'en souvenir à tout jamais. Mais chaque fois que je ferme les yeux, je n'arrive pas à reproduire le paysage dans ma tête. Malgré les milliards de connexions dans mon cerveau, celui-ci est limité lorsqu'il s'agit de capturer la beauté et l'immensité des montagnes qui m'entourent. Faire tout ce chemin pour finalement être incapable d'en garder un souvenir net de ce que je vais vu... Que faire alors? Fermer les yeux et bien m'imprégner du sentiment de fierté, de bien être et de bonheur qui m'habite à cet instant précis de ma vie: après tout, c'est ça le plus important. 
Mes amis m'ont finalement rejoint au sommet une trentaine de minutes plus tard. J'étais content qu'ils n'aient pas abandonné et qu'on se trouve tous ensemble sur le toit du monde

C'est l'heure. Il faut redescendre jusqu'à l'aéroport 3000 mètres plus bas. Le tout, en 3 jours.

Nous avons amorcé la descente à 11h30. Nous avons 11 kilomètres à marcher aujourd'hui (on peut maintenant calculer en distance puisque le mal de l'altitude ne frappe pas lorsqu'on descend) Sur le chemin du retour, nous avons décidé de collecter les déchets laissés par les randonneurs le long du chemin. C'est un effort supplémentaires, de se pencher sans cesse avec nos 15 kilos sur le dos, mais on veut agir et tenter de faire une différence. C'est notre hommage et remerciement à la montagne. Nous avons ramassé 3 sacs de plastiques de déchets. 
Nous avons marché aujourd'hui ce qui nous avait pris 3 jours en montant.

Jour 11
Nous avons encore marché comme des fous aujourd'hui :  19 km, de Periché (4280m) jusqu'à Namche Bazaar (3440m). Nous avons descendu des pentes super abruptes qui blessent les genoux et monté des pentes qui coupent le souffle et mettent les muscles à l'épreuve. Sur le chemin nous avons encore récolté les déchets; cette fois des randonneurs se sont joint à nous pour ramasser. Preuve qu'on sensibilise les gens. Il faut prêcher par l'exemple.
Après 7 heures de marche, j'ai atteins Namche, complètement épuisé.

Jour 12
C'est fini! Nous avons atteinds Lukla, notre point de départ 12 jours plus tôt! Nous avons marché 18 kilomètres en 6 heures aujourd'hui. Ça rappelait de bons souvenirs de revoir ces paysages! À notre arrivé à Lukla, nous avons couru dans la dernière montée nous amenant au portail d'où l'expédition commence officiellement, trop heureux de boucler la boucle! Des gens sur place nous ont applaudit, surpris par notre fougue et enthousiasme! On se prend dans nos bras, on se félicite, on regrette déjà que ce soit fini.
Je ressens une certaine nostalgie ce soir en regardant le paysage qui nous entoure. Nostalgique des bons moments passés avec les copains, nostalgique des défis physiques que tout ça représentait, nostalgique de mériter chaque soir mon repas et mon repos. J'ai besoin de temps pour réfléchir au chemin parcouru et aux changements que ces 109 kilomètres auront créé chez moi...

Jour 13
Retour à Kathmandu. Nous sommes accueillis comme des enfants qui rentre à la maison par les gens de l'auberge. C'est l'heure de la douche: première depuis 13 jours.

Jour X
Ça fait près d'une semaine que nous sommes revenus. Difficile de revenir après une telle expérience. Je me sens vide. Je mange sans cesse pour combler l'absence de défi (4 déjeuners, 1-2 diner et 2 souper, dont 1 que je partage) Grand temps que je me bouge. Grand temps que je médite dans ce monastère.

Saches qu'il y a de grande chance que j'ai pensé à toi pendant que je marchais. Que ce soit parce que je t'ai fais du mal, ou du bien dans le passé. Mais merci d'avoir été là, tu m'as aidé à cheminer

Paix
Guillaume

permalink written by  Guiless on October 17, 2011 from Lukla, Nepal
from the travel blog: Le Monde...et moi!
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Super on avait l'impression d'être á tes côtés. Félicitations encore

permalink written by  sandra on October 18, 2011


Merci Guillaume pour ce compte rendu, ça nous fait prendre la mesure de l'exploit. Tu m'as fait rire, tu m'as fait pleuré. Je t'aime.

permalink written by  Michelle on October 18, 2011

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